À 23 semaines de grossesse, on m’annonce que je vais devoir accoucher à Sainte-Justine. Mon garçon a une malformation cardiaque (TGV) et il devra subir une opération à cœur ouvert à seulement quelques jours de vie. C’est à ce moment que mon monde s’écroule. L’incompréhension, la peur, la tristesse, l’impuissance : un tourbillon d’émotions qui me hante pour le restant de ma grossesse.

À 37,5 semaines de grossesse, mon accouchement se termine en césarienne. Je n’ai jamais vu autant de personnes dans une salle d’accouchement. Une belle et grande équipe formidable prête à accueillir et prendre soin de ma personne préférée, mon précieux.

À 15 jours de vie, c’est enfin le jour J.
La pire et, à la fois, l’une des meilleures journées de ma vie. Voir son enfant franchir la porte vers la salle d’opération, ne sachant pas s’il aura la chance d’en revenir, est de loin le pire sentiment qu’un parent puisse ressentir. On donnerait tout afin de pouvoir échanger de place avec eux.

Cette journée semble durer une éternité.

16 h 30 : le téléphone sonne.
L’opération n’aurait pas pu mieux se dérouler. Notre petit soldat a fait ça comme un champion et nous pouvons enfin aller le rejoindre à la salle de réveil.

Quel soulagement ! Notre cauchemar est enfin terminé et nous pouvons regarder vers l’avenir.

Deux semaines plus tard, nous sommes en route vers la maison, le cœur léger et rempli de gratitude envers toute l’équipe de Sainte-Justine et la Fondation En Cœur, qui nous ont soutenus durant toute la durée de l’hospitalisation. Ils ont réussi à mettre un baume sur notre cœur tout au long de cette dure épreuve.

Quatre ans plus tard, nous avons la chance de voir notre petit garçon en pleine santé, actif et qui mord dans la vie. Nous vous serons éternellement reconnaissants.

Un gros merci ❤️

VOIR D’AUTRES TÉMOIGNAGES INSPIRANTS
2026-02-25T18:02:16-05:00
Aller en haut de la page